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Retraite : le casse-​​tête des parcours irréguliers

Retraite : Fini le temps où l’on pouvait faire car­rière toute sa vie dans la même entre­prise ! Les par­cours pro­fes­sionnels sont de plus en plus irré­gu­liers, quels impacts pour sa future retraite ?

mardi 24 janvier 2012, par Fran​ce​Tran​sac​tions​.com

Mister Epargne

Il est de plus en plus rare de ren­contrer des per­sonnes qui partent en retraite avec un par­cours pro­fes­sionnel linéaire, c’est à dire, en n’ayant eu qu’un seul employeur, sans aucune période d’interruption de travail.

Chômage, arrêt maladie, service mili­taire, enfants… Les car­rières pro­fes­sion­nelles dis­con­tinues ne sont pas rares. Mais comment sont-​​elles prises en compte dans le calcul de la retraite ?

2Retraites atypiques : les interruptions de carrières2

- service national :

Un trimestre validé pour chaque période de 90 jours.

- Maladie :

Un tri­mestre validé pour chaque période de 60 jours d’indemnités jour­na­lières minimum, au cours d’une même année.

- Congé Maternité :

Le tri­mestre civil au cours duquel est survenu l’accouchement est validé, il est assimilé à un tri­mestre d’assurance… mais uni­quement si la mère à cotisé au cours du tri­mestre précédent !

- Invalidité :

Un tri­mestre d’assurance est validé pour les pen­sions d’invalidité tou­chées durant un tri­mestre civil complet.

- Accident du travail :

Un trimestre est validé pour 60 jours d’indemnisation en incapacité temporaire.

Si l’incapacité per­ma­nente est au moins égale à 66%, un tri­mestre est validé pour les rentes d’accident du travail par tri­mestre civil complet.

- préretraite :

Un tri­mestre validé pour 50 jours d’indemnisation pour les béné­fi­ciaires d’une pré­re­traite totale du Fonds national de l’emploi (FNE) ou d’une pré­re­traite pour travaux pénibles (CATS).

Dans le cas des "pré[a[retraites]a] amiante", les tri­mestres sont validés gra­tui­tement et en intégralités.

2Retraites atypiques : chomage2

La vali­dation des périodes de chômage invo­lon­taire, indem­nisées ou non, est prise en compte dans le calcul de la retraite à partir de 1980, mais pas de la même manière.

- chômage indemnisé : 1 tri­mestre validé par 50 jours de chômage (maximum 4 tri­mestres par an)

- Chômage non indemnisé :

    • afin de tenir compte des dif­fi­cultés rela­tives à l’entrée dans la vie active. La pre­mière période de chômage non indemnisé d’une car­rière pro­fes­sion­nelle est prise en compte dans la limite de 24 mois et 30 mois à partir du 31 décembre 2010, soit 6 tri­mestre maximum.
    • les périodes de chômage non indem­nisés sui­vantes doivent faire suite à une période de chômage indem­nisée. Elle sont prises en compte dans la limite d’un an et de 5 ans pour les per­sonnes de 55 ans et plus au moment de la fin de l’indemnisation, jus­ti­fiant d’au moins 20 ans de coti­sa­tions en tant que salarié.

2Retraites atypiques : les avantages familiaux2

- Trimestres supplémentaires :

Afin de ne pas péna­liser les parents et en par­ti­culier les mères, des consé­quences de l’arrivée d’un enfant sur leur emploi et donc leur retraite, des tri­mestres sup­plé­men­taires peuvent être accordés : 4 tri­mestres au titre de la maternité et 4 au titre de l’éducation.

Depuis le 1er avril 2010 cet avantage n’est plus réservé qu’aux mères, les pères peuvent également en béné­ficier sous conditions :

- Enfants nés ou adoptés avant 2010 : L’avantage des 8 tri­mestres est auto­ma­ti­quement accordés à la mère à moins que le père n’ai démontré, avant la fin 2010, qu’il a élevé son enfant seul, durant ses 4 pre­mières années au minimum. Dans ce cas les 4 tri­mestres d’éducation peuvent lui être accordés.

- Enfants nés ou adoptés à partir de 2010 :

Les 4 tri­mestres de maternité sont exclu­si­vement attribués à la mère, les 4 tri­mestres d’éducation seront eux, attribués à l’un ou l’autre des parents ou par­tagés selon un choix commun des parents. Le choix des parents devra être com­mu­niqué à la CNAV com­pé­tente dans un délai de six mois à compter du 4ème anni­ver­saire de la nais­sance (ou de l’adoption) de l’enfant. À défaut et en l’absence de désaccord com­mu­niqué à la CNAV, la majo­ration sera attribuée d’office à la mère.

- parents au foyer :

Les parents cessant leur activité pro­fes­sion­nelle pour s’occuper de leur enfant de moins de 3 ans, peuvent béné­ficier de tri­mestres sup­plé­men­taires dans la limite de 3 ans. Pour cela il faut néces­sai­rement per­cevoir la Paje (allo­cation pour jeune enfant), l’allocation parentale d’éducation ou le com­plémént familial, sous conditions :

    • jus­tifier des revenus infé­rieurs à 2 130 fois de smic horaire par an majoré de 30% par enfant à charge.
    • avoir cotisé pendant au moins un tri­mestre ou avoir été affilié à l’assurance vieillesse des parents au foyer.

Le parent s’étant arrêté de tra­vailler pour élever ses enfants peut béné­ficier d’une majo­ration de 12 tri­mestres maximum par enfant ( durée du congé)

Attention, ces avan­tages ne sont pas cumu­lables ! C’est la solution la plus favo­rable qui est auto­ma­ti­quement retenue